Ces enfants qui ne seront pas bercés

Pendant que je berçais Samuel cet après-midi, je me disais que le temps passait rapidement et que j’étais contente de ma façon d’être totalement présente à mes enfants présentement (période de confinement!). 

Mon coeur s’est aussi brisé à l’idée du temps, du nombre de berceuses et du nombre de bisous que les grands-parents de mes enfants manquaient présentement.

Mon coeur s’est brisé de ne pas avoir encore pu bercer ma nièce de 4 mois et de ne pas savoir quand je pourrais le faire.

J’ai aussi pensé à mon amie Marie-Pier qui travaille dans une résidence pour personnes âgées touchées par la Covid-19 (et je salue ici toute sa résilience et sa force) qui n’a pas encore, et ne sait pas quand elle pourra, bercer sa nièce et son neveu nés à quelques semaines d’intervalle.

Je pense à tous les grands-parents qui se font voler du temps précieux, des tantes comme moi qui doivent se contenter d’aimer à distance, des amis qui ne pourront pas bercer pour un moment les petits de leurs amis. 

Et je pense aussi à des amis qui ont dû mettre sur pause leur projet de bébé, car ils doivent aller en fertilité, ce qui n’est pas possible présentement.

Quel sens devons-nous donner à cette situation? Comment avons-nous le pouvoir de changer le sort de la terre pour le bien de nos enfants? Parce que oui, ce que nous vivons présentement est directement lié à notre empreinte sur la terre. 

Est-ce que notre mode de vie de consommation, de voyages, de passe-temps, d’obsolescence programmée est plus important que la qualité de vie future de nos enfants.

Oui je suis intense. Je le sais. Mais je ne peux m’empêcher de voir que nos choix passés et futurs affecteront notre planète et nos enfants.

Alors je pousse la réflexion. Qu’est-ce que je peux faire pour avoir un impact maintenant sur l’avenir de mes enfants? Comment je peux consommer moins et mieux? Comment je peux voter mieux? Comment je peux changer mon alimentation pour avoir une moins grande empreinte écologique, même si ce n’est pas si facile de changer ses habitudes alimentaires?

Comment je peux éduquer mes enfants à vouloir moins et apprécier les petites choses de la vie? Comment je peux revoir ma notion de confort et de “j’ai besoin”?

Comment je peux encourager le local plutôt que le mondial?

Chaque petit geste a un impact sur le tout (nous somme un!) et je lance aussi un message à nos gouvernements, nos dirigeants et aux entreprises sur ce qui est acceptable pour nous ou non. Sur les changements que nous demandons pour ne pas dire exigeons. Nous avons ce pouvoir et c’est maintenant le temps plus que jamais de passer à l’action.

Je ne suis pas parfaite, loin de là. Mais pour moi cette pandémie est un véritable réveil sur le fait que je peux faire plus pour léguer une planète et un mode de vie sain à mes enfants. Il faut agir afin que plus jamais mes enfants ne soient privés d’être bercés par ceux qui les aiment. 

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